Carton jaune au Community Manager

Je suis drogué. Les réseaux sociaux : ma came numéro 2, derrière le grand mystère que représentent les femmes. Mais là, je viens de prendre mon deuxième avertissement en deux semaines.

Carton jaune community management

Au prochain jaune je suis supendu

La première fois, j’avais publié sur la Fan Page d’Art de séduire une photo d’une bibliothèque. Avec une fille légèrement vêtue devant. Elle était couverte, mais son soutien-gorge était légèrement transparent. Angoisse du Community manager, un jour entier sans connexion, que vais-je faire ?

Il me reste Twitter, je survis. Un jour, c’est de la bonne detox 2.0. Ca permet de penser à la stratégie du coup, de sortir la tête du guidon. Un bienfait, ce premier avertissement « éthique » ?

Et voilà qu’hier, rebelotte. Je trouve une image fascinante, qui s’inscrivait parfaitement dans notre programme 40 leçons avant la St Valentin. Inciter nos lecteurs à lâcher leurs smartphones et leurs laptops. Ça partait d’une bonne intention. Hélas, l’enfer est pavé de bonnes intentions.

L’objet du délit :

Censure Facebook

Facebook dislikes it

Plus de 200 likes sur la page, soit un record absolu pour notre page aux 11000 fans, environ 2%, du jamais vu pour cette page ! Ca ne pouvait évidemment pas durer. Protection de l’enfance ou simple puritanisme, le site de Zuckerberg n’a pas aimé. En même temps, venant d’un site qui censure « L’origine du monde », à quoi pouvais-je m’attendre ?

Je prends donc mon deuxième caron jaune. Cette fois-ci, la période de prison passe de 1 à 3 journées sans pouvoir poster de contenu, ni répondre sur les pages fans des différentes marques que je gère, ni  pouvoir répondre à mes messages en Inbox. Je peux liker, voilà tout… Et regarder mes amis pourrir mon Wall… C’est clairement une faute professionnelle de ma part à ce niveau, mais mes clients ont de l’humour et j’ai toujours des plans B, C et D…

L’essentiel dans cette histoire, ce sont les leçons que je tire de cet accident…

1/ Du contenu adapté et ciblé est toujours partagé, énormément partagé. On ne choisit pas le contenu qui devient viral, les internautes décident. D’ailleurs, si certains ont partagé cette image par ma faute et se sont vus priver de leur accès à Facebook, mea culpa. Sorry les amis… Un cartoon qui m’a fait marrer et décrivait bien les dérives de Facebook, je ne pouvais que le partager…

2/ Ni Google dépendance, ni Facebook dépendance, nous allons devoir continuer de travailler sur la qualité de nos publications, sur la fraîcheur de notre contenu pour maintenir le flux des visiteurs qui reviennent nous lire. D’eux-même. Sans passer par les moteurs de recherche ni les réseaux sociaux. SEO et SMO sont nécessaires, mais pas suffisants.

3/ Un jour Facebook ne sera plus, d’autres outils de partage de contenu et de discussion verront le jour. Nous continuerons notre veille pour suivre nos lecteurs, et nous ne perdons pas de vue que notre site reste notre outil principal de communication. Le seul dont nous maîtrisons (à peu près) tous les caprices techniques… Le seul dont les conditions d’utilisation ne change pas toutes les 10 secondes… J’ai trop vu d’amis tomber dans le piège (me too…) et ai délaissé mon blog pour la facilité du partage instantané, du retweet et du share. Je continue de croire qu’avoir son propre blog reste le meilleur moyen pour se bâtir une vraie identité numérique, pour un particulier (personal branding) ou pour une marque employeur (corporate branding)

En bon joueur, je vais purger mes deux derniers jours de detox au calme, puis je me plierai au jeu. Je resterai dans les clous. C’est dur quand on anime des sujets un peu borderline sur la séduction et la sexualité, mais je n’ai pas le choix… A moins d’avoir recours à de faux profils d’administrateurs des pages ^^

Pas de Daily #FF aujourd’hui, on recommence dès demain !

Bisous, Sélim Niederhoffer, Community manager au chômage technique…

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ecrit par selim dans Personal Branding et identité numérique le 26/01/2012
  1. 1 Velvetshadow dit le 26 jan 2012 à 13:23:

    Haha !

    Première chose que je fais sur mes pages, c’est nommer un second profil en tant qu’administrateur :) en cas de carton jaune pour des trucs pas forcements prévus (pour le coup cette image n’a rien de choquante et rentre a fond dans la thématique de la page), ça te permet une marge de manœuvre !

    Disons que chaque réseau à ses spécificités… Google+ aussi. Si une image est signalée par un ou plusieurs fans, paf !

    Concernant le reste, tu as raison : nous ne sommes les maîtres que de nos propres blogs/sites. Le reste, ce sont nos flux… détenus par la plateforme. Elle peut en faire ce qu’elle veut. Elle peut fermer demain, sans prévenir. Elle peut se faire megauploader. Quand on a des emplois extrêmement dépendants de notre présence en ligne… c’est touchy quoi :)

    Bon et, l’important quand on se plante (justement ou injustement), c’est d’en tirer les leçons. Cet article est parfait, et pose les bonnes questions. Chapeau !

  2. 2 PFCanault dit le 26 jan 2012 à 13:27:

    Ne te laisse pas faire mon lapin, t’es au dessus de ça

  3. 3 selim dit le 26 jan 2012 à 13:42:

    @Velvetshadow : Le pire : imaginer des fans ou des concurrents qui signaleraient du contenu. Il faudrait être tordu pour en arriver là, mais sait-on jamais…

    @PFCANAULT : C’est ma traversée du désert 2.0…

  4. 4 Velvetshadow dit le 26 jan 2012 à 14:05:

    Selim, tu dis que c’est tordu, moi je te dis que c’est ce qui se fait ! On va pas me faire croire que certaines agences n’ont pas de scrupules pour acheter des followers, mais en ont assez pour ne pas signaler ou troller les publication de leurs concurrents sous de faux profils… !

  5. 5 Lilas dit le 26 jan 2012 à 15:39:

    D’accord avec VelvetShadow. J’ai vu cette image au moins 5 fois dans mes Feeds depuis le début de la semaine et personne n’a été pour autant mis sur le banc de touche. C’est forcément de la dénonciation. Plus on a de visibilité, plus on est susceptible de souffrir le jugement d’Autrui #nopainnogain

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